DE L'EMPLOI

19/12/2012 07:04

Quand le pays va mal, quand des millions de Français sont sans emploi peut on encore refuser toutes les solutions pour libérer le marché du travail?  Aujourd'hui en France nos syndicats sont les fossoyeurs de l'emploi par leur comportement négatif restant assis sur des positions datant d'il y a plus d'un siècle. Ils en sont encore à la lutte des classes et aux rapports de force avec le patronat, ils aimeraient même imposer leurs représentants dans les plus petites entreprises de moins de 10 salariés!!!!  Un des exemples récent contre l'emploi et le travail du Dimanche est le cas de BRICORAMA qui vient de trouver une fin au moins provisoire avec la décision d'un juge de débouter FO de sa plainte. 

 

Jean-Claude Bourrelier, le PDG de Bricorama, peut souffler. Il risquait 37,7 millions d'euros d'amende pour avoir ouvert des magasins le dimanche en région parisienne malgré l'interdiction prononcée en janvier. Le tribunal de grande instance de Pontoise, qui rendait son jugement à 14h30, ne l'a condamné à aucune amende. Le juge de l’exécution a débouté FO, le syndicat qui l'avait assigné, pour n’avoir pas apporté  "la preuve objective pour chacun des magasins Bricorama" qu’ils "étaient effectivement ouverts malgré l’interdiction judiciaire". "C'est n'importe quoi, s'est insurgé Kamel Romache, syndicaliste FO, à l'annonce de la nouvelle. C'est une décision politique."  Une décision qui est une nouvelle pièce dans le grand bazar qu'est aujourd'hui le travail du dimanche. 

« Ce jugement confirme que le socle juridique actuel concernant le travail dominical est incohérent et détaché de toute réalité ! » a déclaré le fondateur de l'enseigne de Bricolage qui "se félicite que les arguments économiques et juridiques aient été entendus". Il se réjouit et ne baisse pas les armes : "Il faut que le gouvernement s’empare du sujet afin de rétablir l’égalité devant la loi », a-t-il poursuivi après l'annonce du jugement. Car la confusion règne. Alors que près d’un tiers des salariés (29%) travaillent le dimanche de manière occasionnelle ou habituelle selon une enquête récente de la Dares, plus personne ne semble en mesure de présenter une quelconque règle du jeu qui prévaudrait pour tous. Entre les PUCE (Périmètres d'usage de consommation exceptionnel), les communes et zones touristiques, les dérogations concernant les magasins alimentaires ou certains secteurs comme l’ameublement, la confusion est totale.

Depuis début novembre et le jugement de la cour d’appel de Versailles, 32 magasins Bricorama, jusqu’alors ouvert le dimanche, ont dû fermer leurs portes ce jour-là. La  suppression de quatre-vingt postes a alors été programmée. Pour dénoncer l’absurdité de la loi et ses multiples arrangements, Jean-Claude Bourrelier, son PDG, a assigné en référé ses concurrents en région parisienne, Castorama et Leroy Merlin, qui eux ouvrent le dimanche ce qui lui a valu de se faire exclure de la fédération du bricolage.

La Fnac peut ouvrir le dimanche à Bercy Village, mais pas Sephora

Le plus extraordinaire, c’est que Bricorama va être autorisé par le préfet du Val de Marne à ouvrir le dimanche son magasin de Villiers-sur-Marne en 2013. Un arrêté individuel d’un an au titre de … la concurrence déloyale. Il faut dire que ce magasin est entouré d’un Ikea et d’un Truffaut ouverts tout le week-end sans que cela pose problème. C’est aussi une dérogation exceptionnelle d’ouverture dominicale qu'a obtenu, en toute discrétion, la Fnac à Bercy Village, le 28 novembre dernier. Un comble ! Car un peu plus d'une semaine après, le Tribunal de grande instance exigeait de Sephora, l’enseigne de parfums et cosmétique du groupe LVMH, de fermer son magasin, situé lui aussi Cour Saint Emilion à Paris sous peine d'une astreinte de 50.000 euros par infraction constatée.

De même, alors que la ville de Paris refuse de classer le boulevard Haussmann en zone touristique, comme les Champs-Elysées, ce qui permettrait aux grands magasins d’ouvrir plus que cinq dimanches par an, les syndicats des Galeries Lafayette ont signé le 22 novembre un accord sur l’ouverture de 54 magasins, hormis Haussmann, en soirée. Basé sur le principe du volontariat, il prévoit une majoration du taux horaire de 50% au-delà de 20 heures et de 100 % après 21 heures, jusqu’à 30 jours par an dans les flagships de l’enseigne. Un accord équilibré signé par toutes les organisations syndicales, y compris… la CGT.

Comment peut on encore tolérer les actions de ces syndicats contre la liberté du travail quand plusieurs centaines de milliers de personnes sont prêtes à travailler le Dimanche ou dans des horaires décalés. Nos syndicats oublient que le travail crait le travail. Chaque emploi créé génère d'autres portions de travail dans le transport, les services et tous ces emplois cumulés permettent de faire vivre ou d'améliorer la vie de centaines de milliers de personnes. Pour que toute cette horlogerie fonctionne correctement il suffit d'établir des règles bien précises et de les faire respecter. Le code du travail est là pour ça. Quand et qui arrètera le pouvoir de nuisance de nos syndicats. Quelques exemples devraient être pris de l'autre côté du Rhin !!! Et quand on pense que ces fameux syndicats représentent moins de 7% des travailleurs, on peut se poser des questions sur cette dictature!!!